Marcher - Cueillir ; Construire
Mes cabanes sont multiples. Ce sont mes espaces de refuge, ceux qui me sont chers et que j’ai connu. Une cabane, on la construit un jour, on y retourne régulièrement ou non, on tente de la réparer ou on la laisse se faire détruire. Un autre jour, on l’oublie, on y entre pour la dernière fois sans même s’en rendre compte. Avant cela, elle est un lieu de repli, un portail vers le rêve. Elle prend la forme que nous lui donnons, elle bouge, change avec nous. Plus que cela, elle accueille nos pensées, nos idées, nos gestes, ainsi que celles et ceux à qui nous acceptons de la montrer. On s’y retrouve à plusieurs, on y dort et on y vit, on discute. On partage l’intimité d’un espace qu’on construit à plusieurs. Petit à petit, on comprend qu’il est possible d’ériger des cabanes à tous les coins de rue. Ce sont les cabanes qui protègent et qui réconfortent, celles que l'ont construit pour soi que je vais tenter d'aborder. L'occasion de parler de promenade, de bricolage, de récits et d'images.