Copie et réappropriations – à qui appartiennent les objets culturels et qui peut en faire quoi ?
J'ai longtemps cru que l'expression de soi passait nécessairement par une originalité totale et que tout ce qui relevait de l'inspiration empêchait cette originalité. Je pensais aussi que la copie était une fatalité, qu'on ne pourrait jamais se défaire de ses influences et ça me pesait. Aujourd'hui, l'originalité n'est plus à mes yeux le mètre étalon de la valeur d'un travail ou d'une oeuvre, et ça va mieux. Avec ces recherches, j'ai maintenant plus de clés pour comprendre le chemin que font les influences d'un travail à l'autre. Les idées et les images ont de la valeur : leur utilisation est le sujet de fortes tensions créatives culturelles, économiques et politiques. Qui peut se servir de quelles images et à quelles fins est le résultat de rapports de forces, issus d'une organisation sociale spécifique. Je pense qu'on gagnerait tous.tes à avoir ces rapports de force à l'esprit quand on reprend une influence qui ne nous appartient pas et ce, même quand on le fait sasn demander la permission.