Dérailler le système – le vélo comme outil politique, féministe et écoféministe
Ce mémoire est né d’un geste quotidien : monter sur un vélo, traverser la ville, apprendre à composer avec ses routes, ses dangers, ses possibles. Écrire a suivi ce même mouvement : avec le corps autant qu’avec la tête, en pédalant dans les traces d’autres cyclistes, d’autres femmes, d’autres minorités de genre qui ont trouvé dans le vélo un outil d’émancipation, de résistance et de joie. Ce n’est pas seulement d’analyser, mais de tisser des récits. Entre archives féministes et queer, expériences personnelles, théories écoféministes et observations urbaines, le vélo se révèle comme un fil conducteur, une roue qui relie des histoires intimes et collectives, des gestes de réparation et des visions politiques. Pédaler est un acte politique, une manière de se rendre visible, d’occuper l’espace public, de prendre soin du monde. Réparer un cadre abandonné dans la rue, inventer de nouvelles manières de dérailler l’ordre établi et d’ouvrir d’autres chemins.Rouler entre théorie et pratique, entre vécu et imagination, pour réenchanter ce mouvement simple : avancer à la force du corps, en équilibre.