Marie Carlier – Espaces Inhabitables
La découverte en novembre 2024, dans les poubelles jaunes, d’environ 70 dessins, gravures et peintures originales de l’artiste surréaliste Marie Carlier (1920 - 1986) et la décision – davantage obligation que choix – d’en faire une exposition conditionnent la forme à donner à cet objet qu’est le mémoire de fin d’études : simple feuille de salle, dépliant huit volets, fonte helvétique, impression laser ; il contient un poster, un court texte de présentation, une biographie et les notices d’œuvres et bibliographiques. L’archétype de l’objet offert aux visiteur·euses, qui accompagne et assure habituellement la médiation des expositions.
Salle blanche de la Brasserie Atlas, vernissage le 5 septembre 2025 à 17 h 00 : les dessins de Marie Carlier sont déployés par ordre chronologique aux murs et sur des tables à tapisser rehaussées de vitrines, l’ensemble est augmenté de divers documents d’époque : cartons d’invitation, catalogues, monographie ainsi que des essais, romans et compositions sonores ayant profondément inspiré le travail de Marie Carlier. En arrière-plan de l’agencement chronologique et du caractère pédagogique du dispositif, l'intention est triple : en premier lieu contrecarrer l’entreprise de destruction et d’invisibilisation du travail d’une artiste, affirmer ensuite, qu’en des temps inhabitables, il importe de privilégier le réemploi en revalorisant les déchets (esthétiques et spéculatifs autant que matériels), et en définitive : par les échos successifs à des espaces souterrains et l’imagination d’un puissant mouvement vertical, tenter d’invoquer la présence de Marie Carlier.
Salle blanche de la Brasserie Atlas, vernissage le 5 septembre 2025 à 17 h 00 : les dessins de Marie Carlier sont déployés par ordre chronologique aux murs et sur des tables à tapisser rehaussées de vitrines, l’ensemble est augmenté de divers documents d’époque : cartons d’invitation, catalogues, monographie ainsi que des essais, romans et compositions sonores ayant profondément inspiré le travail de Marie Carlier. En arrière-plan de l’agencement chronologique et du caractère pédagogique du dispositif, l'intention est triple : en premier lieu contrecarrer l’entreprise de destruction et d’invisibilisation du travail d’une artiste, affirmer ensuite, qu’en des temps inhabitables, il importe de privilégier le réemploi en revalorisant les déchets (esthétiques et spéculatifs autant que matériels), et en définitive : par les échos successifs à des espaces souterrains et l’imagination d’un puissant mouvement vertical, tenter d’invoquer la présence de Marie Carlier.