Edouard Rieutord

[dekɔʁ]

Orientation : Cinéma d'animation

Atelier pluridisciplinaire : Narration Spéculative

Finalité : Spécialisée

Date : 2025

Durée : 80 pages

Langue : français

Format : objet éditorial

Mots-clés : graffiti, peinture, aérosol, bombe de peinture, vol, histoire, détournement, récupération

Promoteur·ice interne : Alexander Schellow

Lecteur·ice(s) interne : Eric Angenot

Lecteur·ice(s) externe : Aurélien Harmignies

Accès : Interne

La peinture dans le graffiti s’est éloignée de ses origines. L'énergie s’est perdue au profit d’une logique de reproduction. Elle occupe. Sa fonction sociale et psychique la détourne de sa fin plastique. L’esthétique s’est figée dans des codes attendus et conservateurs. Elle est devenue reproductible, lisse, décorative. L’apparition d’un matériel dédié à cet effet a standardisé le rendu. Elle est piégée dans une logique d'efficience, de reconnaissance et de compétition ayant complètement embrassé les codes capitalistes (visibilité, accumulation, auto-branding). Il faut remettre en question l’image d’une pratique radicale et libre au profit d’une réflexion plus nuancée considérant les logiques de domination, de répétition et d’épuisement formel auxquelles elle est soumise. Dans ce cadre, il est intéressant de questionner ce que représente maintenant le geste de peindre et s’il existe encore des espaces de liberté dans cet acte.
C’est à partir de cette intuition que je construis ma démarche. Sans affirmer de vérités définitives, je souhaite ouvrir des pistes de réflexion en m’appuyant sur mon expérience et mes observations. Par le prisme d’un geste (voler une bombe de peinture) j’explore la manière dont cela peut révéler d’autres façons de concevoir sa pratique. Cette réflexion n’a pas pour but de juger ou de décréter ce qu’est ou n’est pas le graffiti, mais de proposer un point de vue, ouvrant des possibilités de dialogue.

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