POV : tentative d'introspection
Immobilisé suite à un accident, je m’adonne à une consommation compulsive d’images « POVs » (point of view shots ou « plans point de vue ») de sports extrêmes, enregistrées grâce à une petite caméra accessible, robuste et compacte, fixée au corps : l’« action cam ».
POV : surf, BASE jump, wingsuit, alpinisme, roof-topping, parapente, saut à l’élastique, descente à ski, en VTT, à moto... Dans le canapé quatre places du salon, j’incarne d’autres vies que la mienne à travers le petit écran de mon smartphone. Ces images inondent désormais mes réseaux sociaux et entraînent une boulimie visuelle : entre plaisir et dégoût, excitation et apathie, admiration et mépris.
Face à ce malaise, je m’interroge sur le potentiel poétique, sensoriel et réflexif de ces images, prises dans une logique de consommation rapide et immédiate, ainsi que sur ma propre position de spectateur-consommateur.
POV : surf, BASE jump, wingsuit, alpinisme, roof-topping, parapente, saut à l’élastique, descente à ski, en VTT, à moto... Dans le canapé quatre places du salon, j’incarne d’autres vies que la mienne à travers le petit écran de mon smartphone. Ces images inondent désormais mes réseaux sociaux et entraînent une boulimie visuelle : entre plaisir et dégoût, excitation et apathie, admiration et mépris.
Face à ce malaise, je m’interroge sur le potentiel poétique, sensoriel et réflexif de ces images, prises dans une logique de consommation rapide et immédiate, ainsi que sur ma propre position de spectateur-consommateur.