À peine regarder
Peu importe l'heure, le moment où l'on entre dans une salle de cinéma est toujours le crépuscule. Alors que la lumière s'estompe, je me plonge dans une lecture de traces.
Je trace un bout de fil qui me donnerait envie de le tirer. En le déployant, je relis ce qu'il tisse : mes rêves d'une destination lointaine, d'un lieu de naissance ou d'un paysage familier disparu. Ce fil est une langue, une langue si familière, mais que le temps a effacée. Une langue fantôme.
Je tire sur ce fil jusqu'à ce que je n'en puisse plus...
Je trace un bout de fil qui me donnerait envie de le tirer. En le déployant, je relis ce qu'il tisse : mes rêves d'une destination lointaine, d'un lieu de naissance ou d'un paysage familier disparu. Ce fil est une langue, une langue si familière, mais que le temps a effacée. Une langue fantôme.
Je tire sur ce fil jusqu'à ce que je n'en puisse plus...