Gabriel (Gabor) van der Linden

Archéonirisme – Dialogue d'une seconde attention – Une lecture poétique des traces

Orientation : Dessin

Atelier pluridisciplinaire : Narration Spéculative

Finalité : Spécialisée

Date : 2026

Durée : 40 pages

Langue : français

Format : objet éditorial

Mots-clés : archéonirisme, narration, traces, rêve, mémoire, archives, fiction, art, attention, perte

Promoteur·ice interne : Sara Doke

Lecteur·ice(s) interne : Fleur Courtois

Lecteur·ice(s) externe : Jacob Durieux

Accès : Interne

Contact : @gaboramabime (ouvre dans un nouvel onglet)

ID : 2026-048

PART I
Archéonirisme : une lecture poétique des traces
Cette première partie développe une réflexion autour de la manière dont nous interprétons les traces laissées par ce qui nous échappe. À partir d’expériences personnelles, d’objets archéologiques, de phénomènes de paréidolie et de références issues de la sémiotique, de la philosophie et de l’anthropologie, le mémoire interroge les relations entre perception, mémoire, imagination et interprétation. Le galet de Makapansgat, les gestes d’un enfant jouant au bord du lac ou encore une pierre déposée après un deuil deviennent ainsi des points de départ pour penser une seconde attention : une manière de regarder les formes du monde en laissant ouvertes les possibilités qu’elles font naître en nous. De cette réflexion émerge l’Archéonirisme, entendu comme une lecture poétique des traces.

PART II
Le Chant de l’Amabime
La seconde partie met cette réflexion à l’épreuve de la fiction. Le Chant de l’Amabime raconte la traversée de Grisha, un archéoniriste porté disparu dont les traces sont retrouvées dans un chantremime endommagé. La seconde attention, pensée dans la première partie, y devient une expérience vécue de l’intérieur : un état que le personnage traverse autant qu’il le pratique. À travers son errance vers un port mystérieux, le récit transpose les questions développées précédemment : comment interpréter une trace incomplète ? Comment distinguer ce qui a été vécu de ce qui a été rêvé ? Et que devient une histoire lorsque celui qui l’a produite n’est plus là pour en garantir le sens ?
La fiction n’est alors pas une simple illustration de la recherche, mais un laboratoire de recherche à part entière, où les concepts développés dans la première partie peuvent être expérimentés à travers le récit, l’image et l’imaginaire.
Les deux parties se répondent ainsi comme deux mouvements d’une même recherche : la première cherche à penser les traces ; la seconde cherche à les faire chanter.

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